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Historique

 

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Jusqu’aux années 1960, le secteur sud-ouest d’Angers est resté une vaste étendue agricole, dédiée à la culture des légumes et à l’horticulture. La cité Salpinte, ensemble d’immeubles de logements sociaux, constituait alors le seul embryon d’urbanisation. Ces habitations étaient situées à proximité d’un jardin accueillant notamment des rosiers : c’est de là que vient le nom actuel du quartier.


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Bâti sur d’anciennes zones horticole

jardins.jpg Malgré la construction de grands ensembles d’habitats collectifs (Belle-Beille, Monplaisir…), Angers doit alors faire face à une véritable crise du logement, provoquée par l’afflux massif de nouveaux habitants, à une époque d’urbanisation galopante. La décision d’élever une ZUP (zone à urbaniser en priorité) au sud d’Angers est alors prise par le conseil municipal, en 1965. Déjà, pourtant, les limites des programmes précédents sont connues (uniformité de l’habitat et du tissu social, maillage insuffisant des équipements et services publics). La Roseraie se doit donc d’être différente. Le quartier mêle habitat collectif et individuel, bailleurs sociaux et opérateurs privés. Et au-delà des espaces réservés au logement, dès son origine, La Roseraie conserve de nombreux petits parcs et ilôts de verdure. Le jardin de l’Arboretum et le parc du Hutreau, à proximité, complètent l’image d’un quartier où la nature a gardé droit de cité.

La Roseraie prend forme peu à peu

 Réalisées en plusieurs tranches, les constructions s’étirent de 1966 aux années 1980. La Roseraie prend forme peu à peu, s’étire vers l’est, jusqu’à la route des Ponts-de-Cé, via la zone d’activités d’Orgemont. Cette dernière, à côté de zones d’habitation, implante dans le quartier des activités tertiaires et industrielles non polluantes. L’idée de mêler sur un même secteur différents types d’occupation (logements, entreprises) est déjà présente. histo-1.jpghisto-2.jpg

 

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Ce mixage doit permettre d’ouvrir le quartier sur le reste de la ville, en y assurant le passage quotidien de populations extérieures, afin que les habitants ne vivent pas repliés dans une sorte de ville dans la ville. Des équipements culturels et sportifs sont également réalisés, contribuant à éviter l’écueil d’une « cité-dortoir ». A la fin des années 1980, la ZUP sud, c’est 6 500 logements et près de 20 000 habitants. L’équivalent d’une ville moyenne.

une vie associative forte

Dès les premières années de son urbanisation, La Roseraie se caractérise par une vie associative forte, marquée par l’engagement des habitants. En 1970 est ainsi créée l’Union des associations du quartier sud. Elle devient un acteur actif du quartier, interlocuteur de la Ville sur tout ce qui se fait et se met en place sur La Roseraie. L’Union des associations créée même son propre journal : Sud Contact. Très tôt, elle met au menu de ses activités le développement de moyens d’animation, d’éducation et de formation, et contribue à dynamiser les équipements du quartier. En 1977, l’Union compte une quarantaine d’associations adhérentes, investies notamment dans le sport et la culture.

Toujours en 1977, c’est l’arrivée d’une nouvelle équipe à la tête de la municipalité angevine. Elle souhaite renforcer la politique sociale de la ville, et donne des orientations destinées à dynamiser les quartiers. Cette volonté d’intervention va parfois déranger certains acteurs associatifs, à une époque, le début des années 1980, où les effets de la crise socio-économique commencent à se faire sentir : le bureau de l’Union des associations démissionne, en 1983, tout comme le premier directeur du centre d’animation Jean-Vilar, en 1989. Le quartier, entre-temps, a continué à grandir : en 1990, La Roseraie compte 7 900 logements, dont 75 % de logements HLM. C’est le second quartier d’Angers par le nombre d’habitants.

Les difficultés rencontrées à la fin des années 1980 ne freinent pas la volonté d’implication des associations et habitants de La Roseraie. Bien au contraire, au cours des années 1990, décennie marquée par la hausse du chômage, où le sentiment d’insécurité fait son apparition, ces derniers comprennent qu’ils doivent travailler avec les partenaires publics pour améliorer ensemble la vie du quartier. C’est donc naturellement que ces partenaires locaux s’impliquent dans l’élaboration de l’opération de renouvellement urbain (ORU) actuellement en cours sur La Roseraie.

 

 

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