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Présentation

 

centre commercial

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Sorti de terre à partir de 1966, le quartier de La Roseraie est la plus récente ZUP d’Angers. C’est aussi la plus importante en population : le quartier compte à lui seul 17 000 habitants contre, à titre d’exemple, 13 000 pour Belle-Beille, 11 000 pour Monplaisir. ..


vue aerienne

Un quartier à un tournant de son histoire

« Diversifié sur le plan sociologique et environnemental, avec beaucoup d’espaces verts, porté par une vie associative riche, La Roseraie a longtemps bénéficié d’une bonne image », estime Frédéric Béatse, adjoint à la mairie d’Angers en charge des quartiers.

Malgré ces atouts, le quartier a pris de plein fouet la crise économique des années 1990, avec notamment un taux de chômage fort : culminant à 18 %, il est deux fois plus élevé que celui de la ville d’Angers dans son ensemble. Avec pour conséquence des conditions de vie difficiles pour de nombreux foyers, qui sont 20 % à vivre sous le seuil de pauvreté. A cette dégradation sont venues s’ajouter d’autres mutations, plus sociologiques cette fois, comme la multiplication des familles monoparentales et le développement de l’échec scolaire : 40 % des élèves y entrent en 6e avec un retard scolaire, contre une moyenne de 25 % à l’échelle du département.

conseil consultatif

Une dynamique locale forte

 

Mais en dépit ces problèmes, La Roseraie affiche toujours une dynamique locale forte, grâce à l’engagement d’habitants qui restent attachés au souhait d’un « mieux vivre ensemble ». En témoigne l’Interassociation, créée en 1999 suite à la rencontre de nombreux acteurs du quartier (associations, travailleurs et bailleurs sociaux, services de la Ville). Prenant acte des maux dont souffre le quartier, ces intervenants se sont réunis au tout long d’une année de dialogues, discussions et propositions, pour aboutir à un constat : les associations présentes sur La Roseraie (environ 120 !) devaient agir conjointement, autour d’objectifs communs. Cette union a permis la réalisation d’actions significatives, comme la réalisation d’un annuaire regroupant les coordonnées de toutes les associations et institutions présentes sur La Roseraie, ou l’exposition d’une centaine de panneaux, au centre Jean-Vilar, retraçant l’histoire du quartier. Le centre Jean-Vilar, justement, pôle à la fois culturel et sportif, se situe au carrefour de cette riche vie locale. Accueillant des activités pour tous publics, il est le lieu de croisement de tous les habitants, quel que soit leur âge, leur activité ou leur culture, qui participent directement à la gestion du lieu, en ayant la responsabilité de certains services, comme la cafétéria.

  

Des habitants mobilisés

Cette dualité entre difficultés de vie et volonté commune d’améliorer le quartier s’est illustrée lors des émeutes qui, en novembre 2005, ont enflammé nombre de zones sensibles à travers toute la France. « C’est vrai, lors de ces événements, un centre commercial de La Roseraie a été incendié », rappelle Frédéric Béatse. « Mais en réaction, les habitants se sont mobilisés, apportant à domicile les provisions des personnes isolées et peu mobiles, qui étaient en difficulté pour faire leurs courses. »

  

L’opération de renouvellement urbain

rehabilitation

À un carrefour de son histoire, entre le risque de voir la situation s’aggraver et le souhait partagé d’améliorer les conditions de vie de tous, l’opération de renouvellement urbain, initiée en 1999, constitue « un traitement de choc », considère l’adjoint au maire. Ainsi, sur les 326 millions d’euros alloués, par la convention de 2004, au programme de rénovation urbaine lancé sur Angers, 103 millions concernent le seul quartier de La Roseraie. « C’est la plus importante dotation sur la ville », souligne Frédérice Béatse. La majeure partie de ces fonds (72,9 millions d’euros) sont destinés au renouvellement d’un parc social important, mais vieillissant : sur les 2 279 logements sociaux que comptait La Roseraie fin 2004, 69 % ont été mis en location avant 1974. Restructuration du centre Jean-Vilar, construction d’une nouvelle résidence pour personnes âgées, redéploiement de l’offre commerciale à travers plusieurs centres de proximité, dynamisation économique, avec notamment le développement d’entreprises de services en pieds d’immeuble… ce sont tous les aspects de la vie quotidienne qui sont concernés par la mutation en cours. Ce rapide panorama ne serait pas complet sans évoquer le passage par La Roseraie de la première ligne du tramway angevin, en 2010, qui sera l’occasion d’une refonte paysagère des principales artères du quartier, avec le souhait d’accroître l’espace réservé à la végétation.

 

 

Commentaires (3)Add Comment
Ardouin Michel
Par Ardouin Michel, 23 mai 2011
Pour ce qui concerne les travaux, il faut aller voir le site de l'agglo AngersLoire Metropole, accessible sur la page Travaux en cours, menu Evenements : http://www.angerslaroseraie.fr/travaux-en-cours/, et merci pour votre participation...
Ardouin Michel
Par Ardouin Michel, 23 mai 2011
OK, voici une ]carte du quartier : http://www.angerslaroseraie.fr...teurs.html
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Par JP, 22 mai 2011
Bonjour,
Dans votre rubrique "présentation du quartier", je suis surpris que vous ne commenciez pas par la description physique du quartier en précisant par exemple les rues ou boulevards qui en délimitent les contours. En effet, le secteur Chevrollier s'interroge sur son appartenance à tel ou tel quartier. Par exemple, sur le site même de la Mairie, pour la voirie nous appartenons au quartier Eblé/Lafayette et, dans la rubrique quartier, au quartier Roseraie. Autre exemple : de gros travaux (réseau chaleur) impactent la rue Adrien recouvreur et là encore, silence radio sur le site de la mairie comme sur le vôtre.
Pour un secteur qui vient de subir 7 ans de travaux au lycée Chevrollier + 2 ou 3 ans pour le Tram + ceux du réseau chaleur, + une année à venir pour la réfection des batiment Soclova, les interrogations sont pour le moins compréhensibles. En regardant simplement un plan d'Angers, nous voyons bien que le secteur Chevrollier est, pour le quartier de la Roseraie, comme une sorte d'appendice non naturelle, comme un truc gènant qu'il fallait bien caser quelque part.
Enfin, cerise sur le gâteau, actuellement nous pouvons tout juste rentrer ou sortir de chez nous !
Rue de Bamako fermée, Tourne à gauche de J. Portet vers A.Recouvreur supprimé, rue N. Bataille mise en sens interdit, stationnement d'engins de chantier sur nos parkings privés (propriété privée !).

Comme vous le savez peut-être, nous avons dans notre secteur une rue de l' Enfer et bien nous, nous savons pourquoi !

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